De la non violence
à la désobéissance civile
Jean-Marie Muller,
Président du MAN
(Mouvement d'Action Non-violente)
Vers la culture de la non-violence
Nos sociétés sont profondément marquées par l'idéologie de la violence nécessaire,
légitime et honorable. Ce qui menace la paix entre les hommes et entre les communautés humaines,
ce ne sont pas les conflits mais cette idéologie qui fait croire que la violence est le seul moyen de résoudre ces conflits et que,
par conséquent, elle est un droit de l'homme.
La désobéissance civile contre la démorcratie ?
Selon la théorie dominante de l'État, l'obéissance des citoyens à la loi de la majorité
est de fondement de la démocratie. Ainsi, pratiquement, c'est la loi du nombre qui commande la démocratie.
Mais la loi du nombre peut ne pas correspondre à l'exigence du droit.
Dans ce cas le droit ne doit-il pas prévaloir contre le nombre ?
Et les citoyens, pour dénoncer et combattre l'injustice engendrée par la violation du droit,
ne sont-ils pas fondés à désobéir à la loi ? Dès lors, dans une démocratie de participation,
la désobéissance civile n'est-elle pas un droit imprescriptible du citoyen ?
Retour au planning
|